Vente en ligne en Afrique

Le faible développement de la vente en ligne en Afrique

Le e-commerce est devenu une activité à part entière très utilisée dans l’Hexagone et les pays développés. Cependant, en Afrique, les ventes en lignes ne semblent pas vouloir progresser et des conférences sont organisées par l’Union africaine afin d’essayer de résoudre ce problème qui pourrait être une réelle avancée économique pour le pays.

Une conférence pour comprendre et analyser

Afin de comprendre les causes et trouver des solutions, une conférence s’est tenue à Nairobi le mois dernier. Cette dernière a été organisée par l’Union africaine et a rassemblé les représentants des principales plateformes développées pour le continent. Des membres du gouvernement et des institutions régionales avaient également fait le déplacement. Le cabinet Mc Kinsey a d’ailleurs affirmé que le secteur connaîtrait une amélioration d’ici 2025 pouvant atteindre 75 milliards de dollars. Cependant, pour le moment, le continent reste encore trop en retrait à travers cette filière commerciale dans le monde.

De nombreux défis et solutions ont été alors abordés. Les services d’une agence de référencement telle que l’agence adwords pourrait faire partie des solutions majeures afin de permettre aux plateformes d’augmenter leurs visibilité et ainsi, d’accroître les ventes en ligne. De nombreux défis sont à relever tels que la formation, la fracture numérique mais également trouver un financement local pour mettre à bien ces différentes propositions. Pour Kwame Acheampong, directeur Afrique chez Mall for Africa et champion nigérian de la vente en ligne, les gouvernements devraient inciter l’investissement au sein des start-up afin de les aider à se développer.

Un autre défi s’est imposé durant la conférence, il s’agit de développer les infrastructures et la logistique transfrontalière au sein de chaque pays. Il faudrait également développer le nombre de partenariats entre les entreprises africaines avec les géants mondiaux du e-commerce afin d’entrer progressivement dans le cercle des start-up étrangères.

Valoriser les plate-formes africaines

Un des constats qui a été fait est que l’Afrique est en retard concernant la protection des données de ses consommateurs. Et ce qui fait la force du big data et du e-commerce, c’est la régulation. Il faudrait alors exiger que toutes les données concentrées du continent, actuellement stockées au niveau international, ne dépassent pas les frontières ce qui donnerait la possibilité de les valoriser à l’extérieur.

L’Afrique est pour l’instant cloisonné dans de petits marchés et il faudrait valoriser les plate-formes afin de pouvoir les élever à un stade supérieur. Afin de combattre avec les grands groupes qui sont en

train d’émerger, il faudrait que le continent soit capable d’analyser les métadonnées des utilisateurs grâce à l’intelligence artificielle.

Un projet complet devra donc être présenté à l’Union africaine en 2020. Au programme : harmonisation des réglementations commerciales, création d’une structure dédiée à la digitalisation de l’économie, protection des consommateurs et de leurs données.

Antoine G. Auteur

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